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vendredi, 23 Novembre, 2018

Soignez vos parcours et vos approches grâce à nos nouvelles fonctionnalités Sauts !

Vous l’avez sans doute remarqué, depuis peu l’onglet SAUTS de votre app s’est étoffé de 7 nouvelles fonctionnalités. Plus d’excuse maintenant pour ne plus soigner vos parcours et vos approches. Dans cet article, nous vous donnons les clés pour comprendre ces toutes nouvelles fonctionnalités et leurs intérêts lors de vos séances d’obstacles.

       1. Parabole de saut enrichie 

En plus de la hauteur de saut et de l’angle lors de la prise d’appel, nous mesurons pour chaque saut son amplitude, c’est-à-dire la distance entre le poser des postérieurs à l’appel, et le poser des antérieurs à la réception.

Cette distance au sol vous permet d’avoir une meilleure vue de la trajectoire de votre cheval, afin de l’adapter au mieux et d’être plus à l’aise dans les combinaisons et autres lignes.

Il n’y a bien sûr pas de valeur parfaite, tout dépend des obstacles franchis, et de ce que vous souhaitez. Ainsi, pour un vertical d’1m (la hauteur mesurée par votre sangle Seaver sera de 115cm environ pour un cheval « ordinaire »), nous aurons une étendue d’environ 130cm, alors qu’elle pourra dépasser 250cm pour une barre de spa aux mêmes côtes.

En CSO, sur des oxers à 160 cm nous pourrons facilement atteindre 450 cm, tandis que sur le cross, un obstacle de volée de 130cm amènera des trajectoires à près de 6m.

       2. Cadence à l’abord

La régularité des foulées à l’abord d’un obstacle, et l’absence de rupture de rythme, sont des éléments importants de la qualité de l’approche. Nous mesurons la cadence dans l’allure sur les 5 dernières foulées (moins en cas de sauts rapprochés), et déterminons également si la cadence est stable, croissante ou décroissante sur ces dernières foulées.

Les valeurs chiffrées dépendent fortement du modèle et de la locomotion de l’équidé : ainsi un cheval d’1m70 avec une grande amplitude sera souvent confortable dans une cadence au galop d’environ 100 foulées/min, tandis qu’un poney d’1m40 sera plus souvent dans des cadences de 120-130 foulées/min.

Attention aux abords au trot, qui donnent lieu à des cadence d’abord … au trot ! L’important reste la régularité, mais tout dépend aussi de votre objectif : nous pouvons souhaiter aborder un obstacle sur une cadence croissante ou décroissante, selon ce que nous travaillons. À noter qu’il s’agit bien de l’évolution de la cadence, donc du rythme, et pas de l’amplitude des foulées à l’abord. Ainsi, nous pouvons avoir abordé un oxer sur une foulée dite « croissante », c’est-à-dire en parcourant une distance de plus en plus grande à chaque foulée, mais avec une cadence décroissante : chaque foulée dure de plus en plus longtemps.

Source: Horse Academy

       3. Frappe/propulsion

Nous calculons la frappe, c’est à dire l’accélération verticale déployée par le cheval au moment de l’appel, pour lutter contre l’attraction terrestre et se projeter au dessus de l’obstacle. Nous mesurons cette grandeur en g (« gé »), comme les accélérations subies par les pilotes lors d’accélérations de voitures ou de fusées (1 g = 9,81 m/s2 correspond à l’accélération de pesanteur).

La frappe sera toujours comprise entre 1 g (accélération nécessaire pour s’arracher à la pesanteur et décoller du sol) et 2 g (limite observée pour le cheval). La frappe dépend bien sûr de la hauteur du saut, mais aussi de l’« explosivité » du cheval. Pour des obstacles d’environ 1m, nous aurons typiquement des valeurs de frappe autour de 1,1 g à 1,2 g. Pour des obstacles d’1m60, nous pourrons atteindre 1,8 g voire plus. Pour une même hauteur d’effort, nous aurons souvent des valeurs de propulsion plus élevées pour un profil vertical que pour un obstacle plus large. 

       4. Vitesse ascendante

La sangle Seaver mesure aussi la vitesse atteinte par le cheval lors de la phase ascendante du saut. Cette vitesse dépend de la vitesse au sol du cheval lors de l’abord, mais aussi de la force qu’il développe. Elle sera typiquement comprise entre 10km/h et 20km/h. Nous aurons souvent des valeurs plus élevées au barrage, ou sur des obstacles de volée d’un parcours de cross, et plus basses sur des profils verticaux.

Une vitesse ascendante basse peut indiquer un cheval qui prend le temps de sauter (c’est positif), ou au contraire un cheval qui « se stoppe » en l’air et ne fonctionne pas bien. Une vitesse élevée peut correspondre à un cheval qui se jette et précipite, mais aussi à un cheval qui utilise bien son énergie cinétique au sol pour franchir les difficultés. Le ressenti du cavalier (ou du coach) reste primordial dans ces cas. 

       5. Décalage en saut 

Nous mesurons (en degrés d’angle) le décalage du cheval lors du saut, c’est-à-dire la différence entre son orientation spatiale à l’abord et à la réception. Cette mesure ne reflète absolument pas la perpendicularité à la barre : nous pouvons sauter de biais mais en gardant son cheval parfaitement droit, comme nous pouvons avoir un cheval qui se décale fort sur une épaule alors que nous abordons perpendiculairement et au milieu de l’obstacle.

Le décalage doit être le plus bas possible. Le cheval peut être considéré comme droit entre 0 et 5°. Au delà de 10°, le décalage est fort. Le plus important est de regarder si ce décalage est constant. Ainsi, un cheval qui ne se décale qu’une fois sur une séance n’aura aucun problème de ce côté, tandis que nous irons chercher à en savoir plus si son cheval se décale spécifiquement d’un côté sur plus de 50 % des sauts. De nombreuses raisons peuvent provoquer un tel décalage : un cavalier asymétrique dans son assiette, ses jambes ou ses mains, une appréhension de la réception, une douleur ou une gêne dans un postérieur ou dans le dos, ou tout simplement une dissymétrie naturelle du cheval. Un jeune cheval va souvent se décaler par simple manque de rectitude, mais il faudra toujours chercher à minimiser les valeurs de décalage. 

       6. Symétrie de la poussée des postérieurs

Une poussée des postérieurs dissymétrique est à l’origine du décalage. Nous comparons ici la poussée des deux postérieurs, pour vous avertir en cas de forte différence. Des valeurs comprises entre 45 % et 55 % pour chaque postérieur sont tout à fait satisfaisantes. En dessous ou au dessus, il faudra commencer à surveiller votre cheval, surtout si le phénomène se répète sur plus de la moitié des sauts, du même côté.

Le postérieur « faible » est celui où le pourcentage est le plus bas, donc celui qui est du côté du décalage. Pensez à surveiller attentivement le postérieur faible et le dos si une dissymétrie apparaît brutalement sur un cheval habituellement droit.

       7. Chocs absorbés à la réception

Cette grandeur représente l’énergie absorbée par le cheval à la réception d’un obstacle, principalement dans ses antérieurs. Elle est mesurée en kilo Joules (kJ). Plus la valeur est élevée, et plus le cheval a dissipée de l’énergie en touchant le sol. Ce sont ces chocs répétés qui peuvent causer des problèmes articulaires ou tendineux, il faut donc chercher à minimiser autant que possible la somme d’énergie absorbée, en sautant plus bas, moins souvent ou moins de fois par séance.

Bien sûr, surveiller la qualité du sol, ni trop dur ni trop profond, est aussi important. En pratique, entre autres paramètres, plus le saut est grand et la frappe est élevée, et plus l’énergie absorbée sera malheureusement grande. Pour des obstacles d’1m environ, nous aurons typiquement des valeurs comprises entre 0,8kJ et 1,2kJ, peu dommageables, tandis que nous dépasserons 4kJ pour des obstacles à 1m50 environ. Au cours d’une séance, nous chercherons à ne pas trop dépasser 50kJ au total (soit environ 50 petits sauts, ou une douzaine de gros sauts).

Pour plus d’informations sur nos autres fonctionnalités ⤵️

A très bientôt pour une nouvel article,

L’équipe Seaver 😍