jeudi, 28 août, 2025
À 23 ans, Quentin Poncelet poursuit une belle carrière de cavalier de saut d’obstacles. Mais un grave accident cet été, lors d’une simple balade, a bouleversé son quotidien. Il revient sur son parcours, sa convalescence et les leçons tirées de cette épreuve.
Quentin Poncelet, installé près de Pau, dans le sud-ouest de la France, dirige ses propres écuries où il se consacre à la compétition, la valorisation et le commerce de jeunes chevaux.
S’il n’est pas issu d’une famille de cavaliers, Quentin a gravi les échelons grâce à sa détermination et à une jument décisive dans son parcours : Donja, qui lui a ouvert les portes du haut niveau et a marqué un véritable tournant dans sa carrière.
Avec un début de saison prometteur, l’année 2025 avait très bien démarré. « Donja sautait régulièrement les 1,45m et 1,50m », raconte Quentin, « et j’avais aussi deux très bons jeunes chevaux à sortir en cycles classiques 5 et 6 ans ».
Mais l’été a marqué un tournant inattendu. De retour de vacances, Quentin reprend le travail de ses chevaux lorsqu’un accident imprévisible survient.
« Mon cheval a pris peur et s’est cabré, chose qu’il ne fait jamais. Il s’est retourné sur moi, et je me suis retrouvé écrasé par 500 kg », décrit-il.
Malgré une double fracture du bassin, il parvient à ramper jusqu’à son téléphone pour appeler à l’aide.
« C’était une douleur extrême, mais je savais que quelque chose n’allait pas. Heureusement, j’avais toujours le contrôle de mes jambes. »
Transféré en urgence par hélicoptère, il subit deux opérations et passe une semaine à l’hôpital.
La convalescence a été longue et marquante. « On a trop souvent tendance à l’oublier, mais les accidents peuvent arriver même dans les moments les plus insignifiants », explique Quentin.
« Je pense que je l’avais un peu trop négligé ces dernières années. »
Cet épisode l’a conduit à relativiser et à renforcer sa vigilance, y compris avec les chevaux qu’il connaît parfaitement.
Aujourd’hui, Quentin accorde une importance capitale à la sécurité. Ses parents l’avaient déjà équipé d’un airbag très tôt, « presque depuis que cela existe dans le monde équestre ».
Mais son usage a évolué.
« Avant, je le portais surtout quand je sautais ou que je montais un cheval que je ne connaissais pas. Désormais, avec les jeunes chevaux, je le mets à toutes les occasions. »
L’accident a retardé certains projets, mais n’a pas entamé sa détermination.
« Rien ne va changer dans mon équitation, si ce n’est que je serai dorénavant plus vigilant », affirme-t-il. « Je n’ai aucune appréhension, j’ai vraiment hâte de pouvoir remonter. »
Pour la suite, il compte reprendre la compétition avec ses jeunes chevaux prometteurs et continuer à bâtir une carrière solide. « Mon objectif, c’est d’emmener mes chevaux le plus haut possible, tout en vivant pleinement ma passion au quotidien. »
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Son expérience rappelle à quel point la sécurité reste un pilier pour tout cavalier, quel que soit son niveau. Aujourd’hui Quentin aborde l’avenir avec lucidité et détermination mais son retour en piste sera progressif et une chose est certaine : son airbag SAFEFIT by Seaver le suivra comme une ombre rassurante.