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mardi, 2 Août, 2016

La Route vers Rio

La “Road to Rio” n’a pas toujours été le chemin le plus facile

Les Jeux Olympiques approchent et nous avons hâte ! Les disciplines équestres : le concours complet d’équitation, dressage et saut d’obstacle sont les seuls sports olympiques où les hommes et les femmes concourent les uns contres les autres sur un pied d’égalité.

Cependant, il y a eu des obstacles sur la route, en particulier la présence de la morve.

La morve est une maladie équine mortelle qui atteint le système respiratoire du cheval. Elle est extrêmement contagieuse et incurable. Depuis 2013, des centaines de chevaux ont dû être euthanisés au Brésil afin de limiter l’épidemie. Ce qui a été une expérience bouleversante pour plusieurs éléveurs brésiliens.

L’année dernière deux chevaux qui vivaient au complexe militaire Deodoro de Rio ; où les événements olympiques équestres auront lieu, furent euthanasiés.

La morve a été éradiquée dans la plus grande partie du monde. Mais plusieurs experts craignent que l’exposition des meilleurs chevaux de sport venant des quatre coins du monde à une morve éventuelle puisse aggraver l’épidemie et la faire s’épandre aux autres pays.

Les organisateurs des JO à Rio assurent que les installations sont complètement sécurisées et constituent une zone indemne de maladie. Des protocoles strictes sont mis en place : les chevaux rentrent dans une biosphère et feront l’objet d’un examen intensif, avant d’être mis en quarantaine.

Selon Guilherme Marques, le directeur de la santé animale du Ministère d’agriculture bresilien, ces mesures “assureront toutes les précautions sanitaires nécessaires et permettront les animaux de participer aux Jeux et ensuite de retourner dans leurs pays d’origine”.

Aucun competiteur équestre s’est renoncé aux Jeux de manière publique cette année à cause d’une possiblité de morve, ce qui montre que les cavaliers sont satisfaits avec les efforts du Brésil.

Isabell Werth, qui a gagné cinq medailles en or de dressage pour l’Allemagne dit qu’elle n’a “aucun souci” pour venir à Rio, “Les chevaux resteront dans un “système de bulle” où ils ne seront en aucun contact avec d’autres animaux, à part leurs compétiteurs”.

Will Connell, le Directeur du sport pour la Fédération équestre des USA expliqua que les cavaliers américains étaient “bien conscients de la gravité” du menace, mais qu’ils avaient également toute confiance que le Brésil avait fait le nécessaire pour garantir que les événements équestres aux JO de Rio seront sans danger et un grand succès.

Le lieu des événements, le Centre équestre olympique, était construit à l’origine pour les Jeux panaméricains de 2007 et a été entièrement rénové et agrandi pour Rio 2016. L’établissement d’un million mètre carré contient le parcours de cross, l’arène de dressage et de course de saut d’obstacles ainsi que l’hébergement pour les chevaux et leurs entraineurs. L’installation est ultra-moderne avec des appareils d’entraînement à l’interieur et à l’exterieur, des écuries individuelles, des machines à glace pour refroidir les jambes des chevaux et une clinique vétérinaire sur place, le Centre équestre olympique de Deodoro est digne de tout champion olympique et de son partenaire équin.

Tôt le matin du Samedi 30 juillet, les premiers 34 chevaux de 43 nations concurrentes sont arrivés depuis l’aéroport de Stansted à Londres jusqu’à leurs écuries à Rio, après un vol de 12 heures et une escorte de police à travers la ville. Ce voyage a été planifié avec soin depuis 2013.

Le FEI affirme que Ringwood Sky Boy, le cheval de 13 ans du cavalier de réserve en dressage néo-zéalandais Tim Price était le premier a mettre son sabot sur le sol brésilien.

L’avion de cargo était un Emirates Boeing 777 qui portait un poids total de 17 tonnes pour les chevaux et plus de 10 tonnes d’équipement.

Les chevaux sont restés debout pendant tout le vol. Cependant, il était probablement plus reposant que leur trajet moyen en camion sur la route jalonnée de bosses et ses passages en rond-points. Dans l’avion la température fut strictement controlée pour que les chevaux soient dans de bonnes conditions, de plus ils avaient plein de temps pour faire une sieste.

“Les chevaux sont faits pour rester débout”, précisa Liz Brown, la vétérinaire pour l’équipe olympique britannique, “leurs jambes arrières ont un mécanisme de verrouillage, ce que l’on appelle le “frein”.

“Il est très difficile à savoir si il y a un décalage horaire pour un cheval,” ajouta Brown, comme “les chevaux ne dorment pas pour une période donnée comme nous faisons chaque nuit. Ils font une sieste quand ils veulent”.

Il y avait aussi une équipe dédiée de palefreniers à bord pour garantir le confort des chevaux, assurer qu’ils avaient suffisamment à boire ; puisque les chevaux peuvent se déshydrater beaucoup plus rapidement que les êtres humains, et qu’ils étaient suffisamment chaud. Ce n’est pas simple de faire transporter un cheval sur une aussi longue distance !

Ils étaient également transportés sur une route “bio-confinée” et mis en quarantaine dans des camions jusqu’au Centre olympique équestre.

Ce vol était le premier et a été suivi par 9 autres, il transportait des chevaux basés en Grande-Bretagne pour des cavaliers qui porteront les drapeaux de l’Australie, le Brésil, la Grande-Bretagne, le Canada, la Chine, l’Italie, le Japon, la Nouvelle Zélande & le Zimbabwe. Des autres vols ont suivi depuis Liège et le Miami.

Il ne reste plus beaucoup de temps à attendre !

Nous sommes très heureux qu'Abdelkebbir Ouaddar, un fan de Seaver, concourt pour le Maroc et que Roger-Yves Bost (dit “Bosty”), qui nous a donné des conseils précieux pour le développement de nos produits, concourra pour la France. Nous avons vraiment hâte de les voir en action, ainsi que tous ces cavaliers incroyables.

Notre super partenaire Nick Rosendale, photographe de l’agence “Events Through a Lens” y sera et nous sommes impatients de voir tous ses clichés.

L’équipe Seaver