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mercredi, 17 Avril, 2019

Comment gérer le stress de son cheval en compétition ?

Comme chez les humains, le stress se manifeste chez certains chevaux et peut provoquer des conséquences sur son état physique, émotionnel mais également physiologique. Nous verrons dans cet article comment nous pouvons détecter les signaux principaux qui traduisent la présence du stress chez son cheval et que faire lorsque son cheval montre des signes d’anxiété ou de peur le jour de la compétition. Enfin, nous détaillerons comment l’utilisation d’un capteur connecté Seaver permet de mesurer et de détecter le stress de son cheval. 

Quels sont les effets sur stress sur la santé du cheval et sa performance ?

Chez le cheval de compétition, le stress peut générer une perte de performance immédiate en affectant sa capacité de concentration, entraîner des raideurs et contractions inhabituelles qui rendent la tâche difficile au cavalier ou réduisent en fin de compte les chances de performer.

Le stress peut être nécessaire et vecteur d’une adrénaline bénéfique à la fois chez le cheval et chez son cavalier. On dira alors que le cheval est « alerte », ses sens sont accrus et il porte une attention particulière au nouvel environnement dans lequel il évolue ainsi qu’au travail qui lui est demandé.

En revanche, lorsque le taux de stress est trop élevé ou que le cheval se révèle particulièrement sensible, le stress devient alors un facteur négatif et néfaste qu’il faut savoir détecter et traiter.

Lorsqu’un cheval ressent du stress de manière régulière et sur des périodes de temps relativement longues (heures, demi-journées, journées..), il est très courant qu’apparaissent alors chez lui des signes d’ulcères, perte de poids ou tics divers. Ces pathologies prennent des formes différences mais ont toutes des conséquences immédiates et à long terme sur l’intégrité physique du cheval athlète.

Comment détecter le stress chez un cheval ?

Chez l’athlète humain, la mesure du stress n’est pas aisée. Pourtant, l’homme dispose de la parole et d’une capacité d’analyse qui lui permet d’identifier ses émotions et de les jauger. Si le stress est une émotion impalpable et difficilement mesurable chez l’homme, la tâche s’avère encore bien plus compliquée à réaliser sur un cheval.

  • Le taux de cortisol est un indicateur pour mesurer le niveau de stress d’un cheval

Diverses recherches ont montré une corrélation entre le stress chez un cheval et son taux de cortisol.

Les concentrations en cortisol fécal et plasmatique se sont révélées être des indicateurs de mesure du mal-être et du bien-être équin.

Ainsi, l’analyse d’un prélèvement de salive ou de sang permet de connaître avec précision le degré de stress ressenti par un cheval à un instant T. Le prélèvement doit être réalisé au moment de l’événement stressant dans un délai court.

Cette méthode représente un nombre de contraintes (disponibilité, envoi de l’analyse, temps de réponse etc) et un coût qu’il n’est évidemment pas possible d’entreprendre régulièrement.

  • Signes physiologiques du stress chez le cheval

D’autres facteurs, notamment physiologiques, permettent une lecture « émotive » du cheval afin d’identifier de l’anxiété, du stress, de la peur ou de l’inconfort.

Le développement de troubles du comportement (tics), une forte sudation inhabituelle ou encore manque d’appétit ponctuel (le cheval refuse de manger sa ration) sont des marqueurs importants de l’anxiété et du stress.

L’augmentation du rythme cardiaque est également un facteur qui traduit l’anxiété du cheval. Il est très facile de reconnaître le stress en analysant la fréquence des pulsations cardiaques du cheval : lorsque l’intensité du travail demandé au cheval n’augmente pas (l’allure est conservée, aucun effort particulier n’est demandé) et que l’on observe un pic de son rythme cardiaque, soit une augmentation subite et importante, ce pic marque un événement stressant.

Que faire en amont de la compétition ?

Pour réduire le sentiment d’inconfort ou de stress chez le cheval, il est nécessaire de le désensibiliser aux éléments auxquels il sera soumis et contraint le jour de la compétition.

Cette habituation ou désensibilisation commence par exemple par habituer le cheval à voyager régulièrement et pour des trajets courts et confortables. Vous pouvez décider d’emmener le cheval en promenade dans un nouvel endroit, de le changer de prairie, de partir travailler dans un autre cadre le temps d’une séance. De cette manière, votre cheval sera habitué à monter dans un van ou dans un camion pour un temps court et avec une finalité agréable : aller se promener, aller au pré, revenir à la maison et recevoir un seau de carottes.

De la même façon, les bruits, la musique, les sous-bassement ou banderoles colorées ou encore les paddocks sont autant d’éléments inhabituels et potentiellement inquiétants pour votre cheval.

Si vous en avez la possibilité, n’hésitez pas à emmener votre cheval à l’extérieur de votre structure habituelle pour l’habituer progressivement à découvrir de nouveaux environnements, plus bruyants et plus agités que ce à quoi il est habitué.

Le jour J – gérer le stress du cheval le jour de la compétition

  • Le rôle du cavalier

L’attitude du cavalier est primordiale face et auprès d’un cheval stressé.

Le cavalier se doit d’être d’humeur égale aux autres jours afin de devenir un véritable repère pour le cheval. Un cavalier stressé se transforme en un véritable catalyseur de stress pour son cheval.

  • L’utilisation de compléments alimentaires pour apaiser un cheval stressé

Par ailleurs, de nombreux aliments complémentaires sont maintenant disponibles sur le marché pour anticiper et inhiber la sensation de stress chez le cheval. Ces compléments non-dopants favorisent la décontraction et le calme et sont un outil supplémentaire pour permettre au cheval de vivre l’expérience de la compétition de manière plus apaisée.

  • Utiliser les capteurs Seaver pour détecter les épisodes de stress chez un cheval

Grâce à son électrode déportée, le capteur Seaver permet de connaître en temps réel le rythme cardiaque d’un cheval. Vous pouvez par conséquent continuer de suivre l’évolution de la fréquence cardiaque de votre cheval pendant votre échauffement en vérifiant à intervalles réguliers la fréquence cardiaque sur votre application. Pour un savoir plus sur notre fonctionnalité "rythme cardiaque" : https://seaverhorse.com/comprendre-la-fonctionnalite-seaver-frequence-cardiaque/

Une prise de mesure au repos (au box) grâce à votre sangle connectée Seaver vous permettra de mieux analyser et interpréter les évolutions du rythme cardiaque de votre cheval en exercice ou dans ses déplacements divers (transport..).

 

Sur le graphique du rythme cardiaque ci-dessus obtenu avec notre sangle Seaver, nous constatons au tout début de la détente (vers 2min) un pic inhabituel alors que la jument est au pas, à une vitesse assez lente. Son rythme cardiaque situé autour de 100 bpm augmente rapidement pour atteindre 150 bpm puis redescend. Ce pic marque un évènement stressant pour la jument ; ici le passage d’une moto à vive allure à quelques mètres de la carrière.

Lorsque le stress se déclare chez votre cheval et que vous observez une augmentation du rythme cardiaque anormale, prenez quelques instants pour le laisser souffler et le laisser analyser et comprendre l’environnement dans lequel il se trouve. Vous pouvez lui parler ou le caresser pour lui rappeler que vous êtes un repère de confiance pour lui.

Il est primordial de pouvoir détecter les épisodes de stress pour apporter la meilleure solution possible afin de prévenir l’apparition de troubles ou de pathologies divers (coliques, coups de sang, perte d’état etc).

A très vite pour un nouvel article 🙂

L’équipe Seaver